Prime transport et prime carburant 2026 : un régime renforcé
Les déplacements domicile-travail représentent un coût important pour de nombreux salariés. Pour l’entreprise, la prise en charge de ces frais peut donc constituer un levier intéressant pour soutenir le pouvoir d’achat, tout en maîtrisant le coût social du dispositif.
En 2026, le régime de la prime transport / prime carburant est temporairement assoupli. Le plafond d’exonération applicable aux frais de carburant est porté à 600 € par salarié et par an, avec également davantage de souplesse concernant le cumul avec la prise en charge des transports publics.
Prime transport : de quoi parle-t-on ?
La prime transport permet à l’employeur de prendre en charge tout ou partie des frais engagés par les salariés pour leurs trajets entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail. Elle peut notamment concerner :
- les frais de carburant ;
- les frais d’alimentation des véhicules électriques ;
- les véhicules hybrides rechargeables ;
- les véhicules fonctionnant à l’hydrogène.
Cette prise en charge reste facultative. L’employeur n’est donc pas obligé de mettre en place une prime transport au sein de l’entreprise.
Ce qui change pour la prime carburant en 2026
En 2026, le régime applicable à la prime carburant devient temporairement plus favorable. La limite d’exonération passe de 300 € à 600 € par salarié et par an pour les frais de carburant. L’employeur peut donc verser une prime carburant exonérée jusqu’à 600 € par salarié, sous réserve du respect des conditions applicables au dispositif.
Autre évolution : la prime carburant peut désormais être cumulée avec la prise en charge partielle par l’employeur des abonnements de transport public tout en bénéficiant de l’exonération.
La condition liée à l’absence de transports collectifs adaptés est également temporairement suspendue jusqu’au 31 décembre 2026.
Des assouplissements applicables jusqu’au 31 décembre 2026
Ces mesures sont temporaires et s’appliquent jusqu’au 31 décembre 2026. Dans l’attente de la publication des textes réglementaires définitifs, le BOSS admet que les employeurs puissent anticiper ces modifications dans leurs déclarations sociales réalisées au titre de l’année 2026. Pour les entreprises qui souhaitent mettre en place ce dispositif, il est donc utile d’anticiper son versement afin de bénéficier du régime renforcé applicable cette année.
Une mise en place qui doit rester sécurisée
Même si le régime est plus favorable en 2026, les autres conditions du dispositif continuent de s’appliquer. L’entreprise doit notamment vérifier :
- les salariés concernés ;
- les critères d’attribution retenus ;
- les justificatifs à conserver ;
- le traitement de la prime en paie.
Ces éléments doivent être définis avec attention afin de sécuriser la mise en place de la prime et son traitement social.
Un levier intéressant dans la politique de rémunération
La prime transport peut aussi s’inscrire dans une réflexion plus large sur la rémunération. Pour certaines entreprises, elle peut permettre d’apporter un avantage concret aux salariés sans nécessairement passer par une augmentation du salaire de base. Il peut également être pertinent d’étudier son articulation avec d’autres dispositifs comme le forfait mobilités durablesou la prise en charge des abonnements de transport public. L’enjeu est surtout d’identifier le dispositif le plus adapté à la situation de l’entreprise et aux besoins réels des salariés.
Comment BIZ RH peut vous accompagner ?
BIZ RH accompagne les entreprises dans la mise en place de la prime transport / prime carburant et dans la sécurisation de son traitement social et en paie. Nos équipes peuvent notamment intervenir pour :
- vérifier les conditions applicables ;
- identifier les salariés concernés ;
- déterminer les montants exonérés ;
- articuler prime transport, forfait mobilités durables et prise en charge des transports publics ;
- formaliser la décision de l’employeur ;
- sécuriser le traitement en paie ;
- anticiper les incidences sociales et fiscales.
L’objectif est de permettre aux entreprises d’utiliser les dispositifs existants de manière sécurisée, tout en apportant une réponse concrète aux enjeux de pouvoir d’achat, d’attractivité et de fidélisation des salariés.