СONTACT
Icône de profil utilisateur
ESPACE CLIENT
Icône graphique
SIMULATEURS
Poussières de farine en boulangerie : obligations et contrôles de l’Inspection du travail

Poussières de farine en boulangerie : obligations et contrôles de l’Inspection du travail

Les poussières de farine ne sont plus un simple sujet d’hygiène.
Dans les boulangeries, les contrôles se renforcent et l’Inspection du travail attend désormais des mesures concrètes, tracées et vérifiables.

Dès lors que l’activité génère des poussières dans le fournil, les locaux sont très souvent considérés comme des locaux à pollution spécifique. Cela implique des exigences renforcées sur la ventilation, le captage et la maîtrise de l’empoussièrement.

Voici les principaux points de vigilance observés lors des contrôles.

DUERP : un document qui doit prouver que le risque est réellement piloté

Premier point regardé par l’Inspection : le DUERP.

Le risque “poussières de farine” est souvent identifié, mais le document reste parfois trop théorique :

  • absence de plan d’actions,
  • aucune échéance,
  • pas de suivi,
  • aucune preuve de mise en œuvre.

Aujourd’hui, cela ne suffit plus.

Le DUERP doit démontrer que l’entreprise pilote réellement le risque avec :

  • des mesures techniques (captage, ventilation, matériel limitant les émissions),
  • des mesures organisationnelles,
  • des méthodes de nettoyage adaptées,
  • des actions de formation et d’information,
  • un suivi des vérifications et de la maintenance.

Point de vigilance : pour bénéficier de la subvention “Poussières de farine”, le DUERP doit être mis à jour depuis moins d’un an.

Ventilation et captage : des obligations renforcées

Dans les locaux à pollution spécifique, la ventilation doit être adaptée :

  • à la nature des poussières,
  • à leur quantité,
  • aux conditions réelles de travail.

Une simple ouverture de porte ou de fenêtre n’est généralement plus considérée comme suffisante.

Les contrôles portent notamment sur :

  • les débits d’air,
  • l’état des gaines et dépoussiéreurs,
  • les dispositifs de captage,
  • la maintenance des installations.

Un point souvent méconnu : les installations doivent faire l’objet de contrôles périodiques documentés, avec au minimum une vérification annuelle.

Méthodes de travail : les pratiques quotidiennes sont aussi contrôlées

L’Inspection du travail est particulièrement attentive aux pratiques qui remettent les poussières en suspension :

  • utilisation de soufflette ou d’air comprimé,
  • balayage à sec,
  • nettoyage inadapté.

L’objectif attendu est clair : limiter les émissions à la source et réduire la dispersion des poussières dans le fournil.

Les entreprises sont donc encouragées à privilégier :

  • des systèmes d’aspiration adaptés,
  • des méthodes de nettoyage limitant l’empoussièrement,
  • des équipements conçus pour réduire les émissions de farine.

Une aide financière pour les boulangeries 

Pour les entreprises de 1 à 49 salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels propose une subvention “Poussières de farine”.

Elle peut financer jusqu’à 70 % du montant HT de certains équipements :

  • pétrins à capot plein,
  • batteurs-mélangeurs à capot plein,
  • diviseuses à faible émission,
  • aspirateurs adaptés,
  • farineurs.

Cette aide peut permettre d’accélérer les mises en conformité tout en améliorant les conditions de travail.

Comment BIZ RH peut vous accompagner ?

Nos équipes peuvent vous aider à :

  • mettre à jour votre DUERP,
  • construire un plan d’actions priorisé,
  • sécuriser un dossier de subvention,
  • préparer un contrôle de l’Inspection du travail,
  • structurer vos démarches de prévention.

L’objectif : sécuriser vos pratiques et vous aider à anticiper les risques avant qu’ils ne deviennent un sujet de contrôle ou de contentieux.

Lire notre Brève sociale

Format acceptés : .doc, .docx ou .pdf. 5Mo maximum
Format acceptés : .doc, .docx ou .pdf. 5Mo maximum

Bizouard élu Meilleur Cabinet Comptable 2026 !

Par le magazine Le Point