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Franchise ou boulangerie indépendante : comment faire le bon choix ?

Franchise ou boulangerie indépendante : comment faire le bon choix ?

Vous avez trouvé votre emplacement, commencé à réfléchir au financement et votre projet de boulangerie prend forme. Reste une question qui peut changer beaucoup de choses : faut-il rejoindre une franchise ou ouvrir sa boulangerie en indépendant ? La franchise peut séduire par son cadre et l’accompagnement proposé. L’indépendance laisse davantage de liberté pour construire son commerce et développer sa propre identité. Mais au moment de faire les comptes, la comparaison mérite d’aller plus loin. Investissement de départ, charges, financement, contraintes du réseau, rentabilité attendue : le modèle choisi doit surtout être cohérent avec votre projet.

 

Ouvrir une boulangerie en franchise : que faut-il regarder ?

Rejoindre une franchise permet de ne pas partir de zéro. Vous bénéficiez d’une enseigne, d’un savoir-faire et de l’assistance du franchiseur. Selon le réseau, l’accompagnement peut concerner différents aspects du projet et de son exploitation. Cela ne signifie pas pour autant que le risque entrepreneurial disparaît. Le franchisé reste un chef d’entreprise indépendant, responsable de la gestion de son établissement. Il doit également respecter les règles fixées par le réseau. Côté finances, chaque franchise a ses propres conditions. Droit d’entrée, redevances, investissements spécifiques ou aménagement du point de vente : tous ces coûts doivent être identifiés en amont.

Être boulanger indépendant : plus libre, mais sans l’appui d’un réseau

En indépendant, vous construisez votre boulangerie à votre manière. Vous pouvez travailler votre positionnement, votre gamme, choisir vos fournisseurs, définir votre communication ou encore faire évoluer votre concept sans avoir à suivre les règles d’une enseigne. Cette liberté peut être particulièrement intéressante pour un boulanger qui souhaite développer un projet personnel ou fortement ancré dans son territoire.

En contrepartie, il faut aussi construire ce qu’un réseau peut apporter : une identité, des méthodes, des outils ou un accompagnement. Cela ne rend pas nécessairement le modèle indépendant plus risqué. Il demande simplement d’être autonome sur davantage de sujets.

Franchise ou indépendant : les chiffres doivent aussi trancher

C’est un point que nous regardons forcément lorsqu’un projet de création ou de reprise nous est présenté. Une enseigne connue ou un concept séduisant ne suffisent pas à déterminer si le projet sera viable.

Il faut revenir aux chiffres.

  • Quel est l’investissement total ?
  • De quel apport disposez-vous ?
  • Quel sera le poids des remboursements ?
  • Quelles charges faudra-t-il absorber chaque mois ? Il faut aussi prévoir la trésorerie nécessaire au démarrage.
  • Et surtout, quel niveau d’activité faudra-t-il atteindre pour trouver son équilibre et permettre au dirigeant de se rémunérer ?

Concrètement, l’analyse doit intégrer les droits d’entrée, les redevances et les investissements demandés par l’enseigne. Pour un indépendant, d’autres dépenses peuvent être nécessaires pour lancer le concept, aménager le point de vente, communiquer ou développer la clientèle.

Comparer uniquement le coût d’entrée des deux modèles ne suffit donc pas. C’est l’équilibre économique global du projet qu’il faut regarder.

Le prévisionnel permet de confronter le projet aux chiffres

Le prévisionnel n’est pas simplement un document destiné à présenter son projet à une banque. Il permet de poser les différentes hypothèses et d’en mesurer les conséquences : chiffre d’affaires envisagé, niveau de marge, charges, remboursement des emprunts, trésorerie ou encore rémunération du dirigeant. Par ailleurs, le prévisionnel permet de travailler plusieurs scénarios.

Que se passe-t-il si le chiffre d’affaires démarre plus lentement que prévu ? Si l’investissement initial augmente ? Si certaines charges sont plus importantes ? Ce travail permet de mieux mesurer la marge de manœuvre dont disposera l’entreprise une fois l’activité lancée.

Vous envisagez une franchise ? Prenez le temps d’étudier vos engagements

Les chiffres ne sont pas les seuls éléments à examiner avant de rejoindre un réseau.

  • Conditions financières,
  • durée, renouvellement,
  • résiliation ou encore
  • exclusivités : avant de signer, prenez le temps d’étudier ces différents points.

Lorsque les conditions prévues par l’article L.330-3 du Code de commerce sont réunies, le franchiseur doit remettre au candidat un document d’information précontractuelle (DIP) ainsi que le projet de contrat au moins 20 jours avant la signature ou, le cas échéant, avant le versement d’une somme exigée préalablement. Ce document apporte au candidat différentes informations sur l’entreprise, le réseau, le marché et les conditions du contrat. Ces 20 jours ne sont donc pas une simple formalité. C’est le moment de regarder précisément les engagements que vous vous apprêtez à prendre.

Franchise ou boulangerie indépendante : le bon choix dépend de votre projet

Choisir une franchise uniquement parce que l’enseigne est connue ou choisir l’indépendance uniquement pour être libre serait un peu rapide. Le modèle doit correspondre à votre façon d’entreprendre. Il doit aussi être cohérent avec vos moyens et la réalité économique de votre future boulangerie.

Chez ABEXE, nous accompagnons les boulangers-pâtissiers dans leurs projets de création, de reprise et de développement. Prévisionnel, financement, choix de la structure, analyse de la rentabilité : nous vous aidons à regarder votre projet dans son ensemble avant de prendre une décision.

 

Format acceptés : .doc, .docx ou .pdf. 5Mo maximum
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Par le magazine Le Point